En altitude, on se hâte de mettre la dernière main aux nouvelles installations. Mais depuis 2005, la tendance n’est plus aux folies dans les massifs. L’époque des extensions de domaine est révolue et l’investissement se focalise sur le renouvellement et la rationalisation du nombre d’appareils. En dix ans, le prix d’un télésiège s’est envolé de 60%. Conséquence d’un regroupement des constructeurs en situation d’oligopole.
Dans un contexte d’aléa climatique, de sécurisation des domaines, ces nouveaux investissements ne sont plus autant générateurs de chiffre d’affaires additionnel que ceux qui, naguère, ouvraient de nouveaux espaces justifiant les hausses des forfaits. Au milieu des années 2000, les remontées mécaniques consacraient 22 % de leurs recettes aux investissements. Selon le SRMTG (Service technique des remontées mécaniques et des transports guidés), ce taux record a diminué de moitié en à peine six ans, soit le plus faible depuis 15 ans.
