Le nombre de résidences secondaires connaît une forte augmentation dans la quasi totalité du territoire pyrénéen excepté en Ariège. Entre 1975 et 2007, la part des résidences secondaires ou des logements occasionnels est passée de 21 à plus de 35% des logements de la zone massif, contre une moyenne de 9% à l'échelle nationale, chiffre resté globalement stable depuis plus de 30 ans.
La répartition est inégale sur le massif, avec le département des Pyrénées-Orientales concentrant à lui seul près de 40% de résidences secondaires du massif. Mais l'évolution de ces 6 dernières années montre des augementations en forte haute (20% ou plus) dans l'Aude, les Pyrénées-Atlantiques et les Hautes-Pyrénées.
Toutefois, l'augmentation constante et forte de la part des résidences secondaires n'est pas forcément synonyme de développement touristique pour les Pyrénées et plus globalement de dynamisme économique. En effet, le logement des touristes dans des résidences secondaires réduit la consommation de l'offre de logement payant dans les hôtels, gîtes, campings, au profit de maisons prêtées (par exemple). Cela pourrait expliquer la dimension de l'offre dans ces types d'hébergement.
Le développement d'un tourisme non commercial dessert l'économie pyrénéenne et le développement de ses territoires : le tourisme a un coût d'aménagement (entretien des sentiers, parkings, récupération des déchêts...) qui n'est pas compensé par un apport de revenus si les touristes ne consomment pas ou peu sur place en therme d'hébergement et de restauration.





