Les sports d'hiver sont une composante essentielle de l'activité économique des Pyrénées.
Avec 38 sites référencés sur le versant français, les Pyrénées abordent sans complexe le marché tendu et concurrentiel du tourisme hivernal. La pénétration autoroutière, avec l'A 64 et l'A 61 entre Atlantique et Méditerranée et tout récemment l'A 65 via Pau sur l'axe nord-sud, lève un frein important à l'accessibilité des domaines skiables.
Avec 28 stations de ski de piste, 15 espaces nordiques et 16 centres thermoludiques, les Pyrénées possèdent les atouts majeurs pour une politique touristique hivernale diversifiée.


Une demande touristique en évolution
« Les années 1970-1980 ont laissé les traces d'un modèle d'habitat collectif qui a permis de démocratiser les sports d'hiver. Les résidences Armazan à Saint-Lary ou La Mandia à La Mongie témoignent aujourd'hui d'un passé architectural révolu. Les studios cabines servaient juste d'étape entre la fermeture des pistes à 17 heures et les fêtes en discothèques jusqu'au petit matin. Aujourd'hui, les boîtes de nuit se font rares et les appartements, véritables lieux de vie pour des retrouvailles en famille ou entre amis, répondent à de sévères critères environnementaux où prédominent les notions d'espace, de confort et de services. L'hôtellerie familiale de montagne et les chambres d'hôtes rénovées avec goût sont également plébiscitées.
La tendance est aux stations villages qui concentrent les hébergements et les animations. Les années 1990-2000 accompagnent la rénovation des domaines skiables. La mise en service des télésièges débrayables favorise l'accès aux pistes en augmentant le débit horaire et le confort d'embarquement. Sur la même période, d'importants travaux de pistes redessinent le profil des stations en facilitant les descentes par de larges pistes bleues accessibles aux débutants équipés de skis courts très maniables. La communication mettant à l'affiche des pistes pour champions n'est plus de mise. On doit, quel que soit son niveau technique, accéder à l'ensemble du domaine skiable.
Ces années révèlent aussi la diversification des pratiques. L'arrivée massive du snowboard reste l'événement marquant de ces vingt dernières années. Le public jeune se l'approprie, inventant ses propres codes vestimentaires, rajeunissant ainsi l'image du ski traditionnel.
À partir des années 2000, la généralisation des réseaux de production de neige de culture répond à la demande d'un retour station « skis aux pieds ». La neige de culture est devenue un argument commercial incontournable, même les petites stations intègrent les nouveaux programmes, comme à Goulier-Neige en Ariège ou au Mourtis en Haute-Garonne.»
Source :Hervé Mairal, Sud Ouest du 11/12/2012
Des investissements toujours importants mais en baisse
Pour la saison 2011-2012, le montant total des investissements réalisés s'élève à 32 millions d’euros, les deux tiers étant répartis sur les remontées mécaniques et l’équipement en neige de culture. Avec leurs 746 pistes et 376 remontées mécaniques, les 28 stations de ski des Pyrénées dégagent un chiffre d’affaires annuel de 93,4 millions d’euros (dont N’Py 49,2 millions d’euros et Altiservice 28,9 millions d’euros) et génèrent pas moins de 9.000 emplois, hébergements compris.
Source : www.touleco.fr du 24/11/2011
La Confédération Pyrénéenne du Tourisme publie chaque année un bilan sur les stations de ski des Pyrénées, avec des chiffres sur les investissements et les chiffres d'affaires réalisés.


Le pari de la diversification
Ces dernières années font la part belle aux centres thermoludiques qui, dans des cadres architecturaux souvent somptueux, mettent en valeur les bienfaits des eaux chaudes pyrénéenne. Ces spas d'altitude se sont imposés en complément idéal de la glisse. Pour Jean-Henri Mir, maire de Saint-Lary et président du Syndicat des stations des Hautes-Pyrénées, les stations ont l'obligation de s'adapter à l'évolution de la demande. « Autour d'une activité ski qui reste l'élément moteur de notre économie hivernale, nous prenons en compte la diversification des pratiques qui favorisent une activité touristique à l'année. »
